Hokuto no Ken 6
est un jeu de baston en un contre un qui reprend l'univers du dessin
animé connu en France sous le nom de Ken le survivant. On y retrouve
les principaux protagonistes qui ont fait le succès de la série qui,
jadis, passait dans Le Club Dorothée. A ce propos, ce dessin animé
était si violent qu'il n'est pas resté longtemps à l'antenne, ce qui
est bien dommage car en ce qui me concerne, j'étais un fan
inconditionnel de cette série. Pour ce qui est du côté violence à
outrance et exagération maximale, je n'ai jamais été choqué par
ça. Mais je peux comprendre que les parents de nos chères têtes
blondes se soient rebifées en voyant Ken effectuer une pression sur un
point de shiatsu qui au final allait déformer un skin avant de le
faire exploser dans tous les sens. Et je ne parle même pas des
litres d'hémoglobine qui coulaient au cours de chaque épisode.
Pour mieux
comprendre ce phénomène, il faut se replacer dans le contexte de la
série. Hokuto no Ken est une série
de manga de type shōnen
créée par
Tetsuo
Hara et
Buronson
pour respectivement les dessins et le scénario.
Nous sommes dans les années 1990 (un futur proche
pour l'époque où est sortie la série) et l'humanité vient de subir
une guerre thermonucléaire. Dès lors, plus rien ne pousse et les
réserves en eau et en nourriture forment de véritables butins.
L'anarchie est la seule règle qui prévaut dans ce monde où les plus
forts pillent et tuent les plus faibles. C'est dans cet univers que
Kenshirô erre. Il est
l'héritier de la grande école de Kung Fu Hokuto Shinken (et non pas
de l'école au couteau de cuisine de la version censurée). Cette
école est spécialisée dans les attaques visant les points vitaux,
ce qui aura pour effet de détruire son adversaire de l'intérieur.
L'autre principale école d'art martiaux est l'école du Nanto. Ele
préconise le combat par chocs externes, que ce soit par découpage
ou perforation.
La réalisation
du jeu est assez légère. Le visuel du jeu ne rend pas trop mal, mais
l'animation n'a rien de fluide. Si en plus on combine cela à une
jouabilité très limitée, cela donne un jeu proche de la daube.
N'ayons pas peur des mots. La durée de vie est assez pitoyable, si
le jeu n'est pas facile et il faut du temps pour comprendre comment
faire ces fichus coups spéciaux nécessaires pour battre certains
adversaires. Le jeu ne donne pas envie d'y passer beaucoup de temps.
On peut jouer en mode histoire, en versus ou encore en combat libre,
combat dans lequel on peut affronter n'importe quel adversaire au
choix. La bande son ne relève pas le niveau du jeu mis à part les
musiques qui sont quand même entraînantes. Il faut au moins
reconnaître cela. Le jeu propose le choix entre 8 personnages
seulement, mais les différences entre eux sont importantes. Ils ont
chacun leur spécificité, mais les coups spéciaux se font, en
général, avec
R
sans lâcher pour charger la barre, puis quand on lâche le bouton, on
a droit à un coups un peu plus relevé que les autres. On peut aussi
charger l'autre barre, à condition de beaucoup frapper sans prendre
de coups. Une fois cette barre pleine, on peut effectuer une
pression sur
L pour
que notre personnage se mette en furie. En ce qui concerne Ken, le
héros de la série, il devient violet quelques secondes et frappe
plus fort. Une spécificité réside dans le fait que au moment
d'administrer un super coup à son ennemi, une phrase en japonais
apparaît. Son personnage la prononce juste avant d'enchaîner les
coups. Bien entendu, pour la série de coups de points de Ken, on
entend le traditionnel "Tatatatatatataa..."