KEN  LE  SURVIVANT

Hokuto no Ken 6 - Gekitou Denshouken - Haou heno Michi

Note : 60%

    

Testé par Elie46

 

- Éditeur / programmeur : Toei Animation / Shoei System

- Année de sortie : 1992

- Nombre de joueurs : 1 ou 2

- Difficulté : assez difficile

- Mode de sauvegarde : aucun

 

 

Hokuto no Ken 6 est un jeu de baston en un contre un qui reprend l'univers du dessin animé connu en France sous le nom de Ken le survivant. On y retrouve les principaux protagonistes qui ont fait le succès de la série qui, jadis, passait dans Le Club Dorothée. A ce propos, ce dessin animé était si violent qu'il n'est pas resté longtemps à l'antenne, ce qui est bien dommage car en ce qui me concerne, j'étais un fan inconditionnel de cette série. Pour ce qui est du côté violence à outrance et exagération maximale, je n'ai jamais été choqué par ça. Mais je peux comprendre que les parents de nos chères têtes blondes se soient rebifées en voyant Ken effectuer une pression sur un point de shiatsu qui au final allait déformer un skin avant de le faire exploser dans tous les sens. Et je ne parle même pas des litres d'hémoglobine qui coulaient au cours de chaque épisode.

 Pour mieux comprendre ce phénomène, il faut se replacer dans le contexte de la série. Hokuto no Ken est une série de manga de type shōnen créée par Tetsuo Hara et Buronson pour respectivement les dessins et le scénario. Nous sommes dans les années 1990 (un futur proche pour l'époque où est sortie la série) et l'humanité vient de subir une guerre thermonucléaire. Dès lors, plus rien ne pousse et les réserves en eau et en nourriture forment de véritables butins. L'anarchie est la seule règle qui prévaut dans ce monde où les plus forts pillent et tuent les plus faibles. C'est dans cet univers que Kenshirô erre. Il est l'héritier de la grande école de Kung Fu Hokuto Shinken (et non pas de l'école au couteau de cuisine de la version censurée). Cette école est spécialisée dans les attaques visant les points vitaux, ce qui aura pour effet de détruire son adversaire de l'intérieur. L'autre principale école d'art martiaux est l'école du Nanto. Ele préconise le combat par chocs externes, que ce soit par découpage ou perforation.

La réalisation du jeu est assez légère. Le visuel du jeu ne rend pas trop mal, mais l'animation n'a rien de fluide. Si en plus on combine cela à une jouabilité très limitée, cela donne un jeu proche de la daube. N'ayons pas peur des mots. La durée de vie est assez pitoyable, si le jeu n'est pas facile et il faut du temps pour comprendre comment faire ces fichus coups spéciaux nécessaires pour battre certains adversaires. Le jeu ne donne pas envie d'y passer beaucoup de temps. On peut jouer en mode histoire, en versus ou encore en combat libre, combat dans lequel on peut affronter n'importe quel adversaire au choix. La bande son ne relève pas le niveau du jeu mis à part les musiques qui sont quand même entraînantes. Il faut au moins reconnaître cela. Le jeu propose le choix entre 8 personnages seulement, mais les différences entre eux sont importantes. Ils ont chacun leur spécificité, mais les coups spéciaux se font, en général, avec R sans lâcher pour charger la barre, puis quand on lâche le bouton, on a droit à un coups un peu plus relevé que les autres. On peut aussi charger l'autre barre, à condition de beaucoup frapper sans prendre de coups. Une fois cette barre pleine, on peut effectuer une pression sur L pour que notre personnage se mette en furie. En ce qui concerne Ken, le héros de la série, il devient violet quelques secondes et frappe plus fort. Une spécificité réside dans le fait que au moment d'administrer un super coup à son ennemi, une phrase en japonais apparaît. Son personnage la prononce juste avant d'enchaîner les coups. Bien entendu, pour la série de coups de points de Ken, on entend le traditionnel "Tatatatatatataa..."

 

 

Les différents combats et personnages

         

Sur l'image de gauche, on peut voir le premier adversaire. Souvenez vous de l'anime où il se prend des coups dans le ventre et où sa graisse amortit le choc. Et bien figurez vous que dans ce jeu, quand Ken le  frappe, son ventre amortit les chocs. Il va donc falloir trouver autre chose pour terrasser ce colosse.

Rei, connu aussi sous le nom de l'oiseau de feu a pour but de tuer l'homme aux 7 cicatrices qui a tué ses parents. Son étoile est celle du devoir. Après sa rencontre avec Ken, il s'avérera être un défenseur de la paix (image du milieu).

Sauzer est un mégalomane. Il fait ériger une pyramide par des enfants pour préparer une sépulture digne de sa personne. Son étoile est celle de la tyrannie. En plus de cela, les attaques de l'héritier du Hokuto sont inefficaces contre lui. Ses organes sont placés différemment. Son coeur est à droite par exemple ce qui fait que ses points vitaux sont plus difficilement accessibles (image de droite).

         

Il y a une petite ressemblance avec Guille de Street Fighter II non ? (Image du milieu).

    

Raoh (ou Raoul en version française) est sans doute la personne la plus forte qui ait survécu à l'haulocoste nucléaire. Il est le frère de Ken et s'est autoproclamé roi du Hokuto en tuant son père Ryuken qui voulait que ce soit Ken le seul héritier du Hokuto. Raoulne craint personne à la tête de son armée et ne montre jamais le moindre signe de pitié.


 

         

La fin du jeu. Ken se balade dans les différents vestiges  des combats remportés.

 

    

On peut jouer avec n'importe quel personnage contre celui de son choix (image de gauche)

 

 

CONCLUSION : un beat'em all basic sans grande conviction. Encore une licence mal exploitée. En clair, ce jeu ne fait pas honneur à Ken qui, s'il y jouait, se retournerait en enfers.

 

 

 

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