Super Mario World que l'on peut
aussi nommer
Super Mario Brother 4 est un jeu de plateforme dans lequel vous
incarnez le plombier italien le plus connu du monde. Ce jeu fait suite
aux Mario sortis sur la 8 bits de Nintendo et est clairement
affiché comme grand rival de Sonic II sur mégadrive. Votre mission est
de porter secours à la princesse Peatch, une nouvelle fois kidnappée par
l'incorrigible Bowser Koopa, l'ennemi juré de Mario. Le concepteur du
jeu, Shigeru Miyamoto a réalisé un véritable chef-d'oeuvre qui fait
office de jeu de lancement sur la super Nintendo européenne. Il est possible de jouer à deux (chacun son
tour) pour voir qui avance le plus rapidement dans les stages, le second playeur dirige Luigi le frère de Mario.

Vous évoluerez dans le monde de Yochi le dinosaure
qui armé de son appétit, vous aidera à de nombreuses reprises durant
votre quête. Il existe plusieurs types de Yochi avec chacun sa
couleur et son pouvoir propre. Tout d'abord, le Yochi vert, le plus
courant. Selon la carapace qu'il prend dans la gueule, il détient un
pouvoir différent. Le Yochi bleu peut voler et ceci avec n'importe quelle carapace.
Le rouge crache 3
boules de feu
au lieu de cracher une carapace. Le Yochi jaune peut faire un nuage de
poussière pour se débarrasser des ennemis avec un simple saut. Vous pouvez aussi trouver
des objets bonus qui vous rendront plus fort. Le champignon est une
nouvelle fois de la partie ; il vous fait
grandir, faut-il encore le rappeler ? La traditionnelle fleur vous permettra de lancer des boules de
feu, tandis que l'étoile vous rend toujours invulnérable aux ennemis pendant quelques secondes
et non pas invincible car elle ne vous est d'aucune utilité quand
vous êtes au fond d'un
trou. Il existe aussi, et c'est une nouveauté, la cape. Elle vous
permet de voler, planer, faire des attaques piquées, ou encore
donner des coups de cape; elle a également le pouvoir de ralentir
vos chutes, ce qui en fait l'objet le plus important. Le ballon de baudruche vous fera
gonfler puis voler quelques temps.
Une autre nouveauté réside dans le fait qu'il existe désormais une
case pour stocker un bonus qui en tombera quand vous subissez un
choc. La grande carte vous permet de suivre votre évolution et de
choisir le stage que vous voulez faire. Le jeu laisse une liberté de
mouvement totale. Dès le début vous pouvez
choisir entre plusieurs endroits pour commencer le jeu.

Sur le plan de la réalisation, le jeu est une pure merveille. Si
graphiquement il n'est pas le jeu le plus détaillé de la console, (c'est le premier jeu) la maniabilité
est, quant à elle, sans faille et vous pourrez rebondir sur les ennemis avec facilité
ou jouer avec une carapace comme si elle était un ballon de foot. La
bande son est très bonne. J'ai beaucoup apprécié le changement de
musique quand vous chevauchez Yochi : des instruments de musique se
rajoutent, le rythme de la musique s'accélère... Un autre moment
remarquable arrive au moment où vous parvenez pour la première fois
dans la grotte où se cache Bowser Koopa : le tonner se fait entendre,
et j'en ai encre des frissons. La durée de vie est quasi infinie puisqu'on y rejoue
souvent en plus des 74 niveaux, et des 96 passages à débloquer.
Si vous êtes un fan du jeu et que vous voulez rajouter du level, essayez de finir le jeu sans prendre les switchs.
Ainsi, les cases de couleur ne seront plus là pour vous
aider. Bien entendu, vous ne finirez le jeu qu'avec 92%, mais vous aurez la
satisfaction d'être reconnu par vos pairs comme étant un joueur
confirmé.
Personnellement, je trouve que ce jeu est non seulement une
référence dans le genre (et encore à l'heure actuelle), mais aussi qu'il
figure parmi les 5 meilleurs jeu de la console. Pour les néogameurs
ne connaissant pas ce mégahit, la première approche est sans doute
moins intense qu'avec un castlevania par exemple, mais quand on
connaît mieux le jeu et qu'on s'habitue au game play, notre vision
du jeu est radicalement différente. Le jeu est infiniment riche de
par son game play, mais aussi par sa longueur et bien sûr par les
sensations de jeu qu'il procure. Grâce à la carte, on peut revenir
en arrière n'importe quand ; on peut se refaire un stock de vie ainsi
que d'objets. Le jeu n'en est que plus facile, mais rien ne vous
oblige à le faire. Les stages sont quand même plus simples avec un
Yochi, une cape et une cape de réserve, que si on s'y attaque petit
et seul. Dans le jeu, on a souvent l'impression de jouer à Mario 3
avec de multiples améliorations et les possibilités sont très
nombreuses. A ce propos, revenons sur le game play. L'intérêt du jeu
réside souvent dans le fait de traverser les niveaux rapidement. Je
ne parle pas de voler tout au long du chemin, mais plutôt de
courir et d'avoir un bon timing dans les sauts. Il est très pratique
de rebondir sur les ennemis et tout particulièrement de laisser
enfoncé le bouton B ce qui aura pour effet de rebondir très haut sur
les ennemis qui a ce moment deviennent des tremplins et permettent
bien souvent d'atteindre des endroits en hauteur ou encore de passer
un trou. En ce qui concerne les trous, il reste le plus fidèle
problème de Mario (enfin juste après les problèmes de fuite d'eau,
il est plombier ne l'oublions pas). Mais revenons aux crevasses sans
fond desquelles personne n'est jamais revenu en vie. Il est quand même
possible d'éviter d'y laisser une vie lors d'un saut raté par
exemple. Si on chevauche un Yochi, on peut toujours presser
A
et le laisser à son triste sort tandis que Mario bondit hors du
trou. Une autre solution est de faire
Start pour mettre le
jeu en pause avant de tomber entièrement dans ces abysses, puis faire
Select afin de
quitter le stage. Cette petite astuce connue de bien des gameurs est
reprise dans d'autres jeux mais nécessite d'avoir quelques réflexes et
aussi d'avoir préalablement fini le stage.
Bien, après tant de précisions, je ne saurais que
trop vous conseiller que d'aller rallumer votre super Nintendo et de
lancer le jeu, si bien entendu vous êtes l'heureux possesseur de
cette console... Ce jeu mérite qu'on investisse du temps de jeu, il
vous le rendra au centuple avec son univers immersif, varié et une
véritable profondeur de jeu énorme, tellement les passages secrets sont
nombreux. Ce jeu est le premier que j'ai eu sur cette console. Avant
lui j'avais un amstrad cpc 6128. La différence de qualité était
telle que je me disais que cette cartouche à elle seule, était plus
intéressante que tous les jeux amstrad que je connaissais. Et
pourtant, il y en a un paquet, et pas des moindres. Il est vrai que
ce jeu vous fait passer par beaucoup d'endroits tellement
diversifiés. On passe du stage en plein air, à la maison fantôme qui
ne se finit que si on trouve le passage secret, puis c'est au tour
du château dans lequel les Yochi n'osent pas rentrer (comme dans les ghost house) et à la fin du château.
On a enfin le droit d'affronter le boss qui n'est autre qu'un
illustre rejeton de Bowser. I ne faut
surtout pas perdre de vie car cela signifierait qu'il faut refaire
tout le chemin depuis le chekpoint de milieu du palais.

Comme je ne cesse de le dire, les possibilité sont
quasi illimitées. Mario peut faire un saut avec le bouton A ce qui
lui permettra de rebondir sur les ennemis qui ont des pics. Dès
lors, un bon joueur peut se sortir de n'importe quelle situation. De
même, l'humour est bien au rendez-vous. Prenons l'exemple de Yochi
qui pond ou chie un nuage distributeur de bonus s'il mange trop de
baies. Pour clore ce test, et rappeler combien j'aime ce jeu, je
vais vous délivrer une petite anecdote personnelle : quand j'ai eu ce
jeu, je l'ai tellement apprécié, que j'ai couvert la notice pour ne
pas l'abîmer, dingue non ?